logo-oeilFilières de valorisation des déchets du BTP en Haute-Normandie

Béton de démolition, gravats

Les bétons et gravats sont valorisés par le concassage.

beton gravat

Les déchets, appelés également “sous-produits” sont regroupés sur des plateformes de valorisation composées d’installations fixes ou mobiles.

Les matériaux sont passés dans un concasseur qui réduit la taille des matériaux entrants. Un criblage peut être effectué en sortie ce qui permet d’obtenir différentes granulométries de matériaux recyclés.

Ces matériaux sont utilisés principalement dans la réalisation de sous couche routière ou en remblai de chemins.

En 2014, 800 000 tonnes de granulats recyclés ont été produits en Haute-Normandie.

Déblais d’excavation

Les déblais d’excavation, lorsqu’ils ne sont pas réutilisables en l’état, peuvent parfois être valorisés à la chaux ou au liant hydraulique selon leur nature, leur état et leur comportement.

Le procédé de traitement à la chaux permet d’assécher les terres, d’en améliorer la portance et de casser les mottes d’argiles.

Le matériau ainsi obtenu après un criblage peut être employé en couche de base pour les routes à faible traffic et plus particulièrement en remblai de tranchées.

Cette opération de traitement à la chaux est réalisée à l’aide de godets cribleurs adaptables sur les chargeuses ou bien par des machines semi mobiles réalisant le mélange et le malaxage de la terre et de la chaux.

Ces appareils présentent l’avantage d’être mobile ou semi-mobiles facilitant ainsi leur déplacement sur les chantiers lorsque cela le permet.

L’impact sur l’environnement est important puisque les coûts et les nuisances liés aux transports sont fortement réduits.

pdf-icon Télécharger le guide « Emploi et utilisation des déblais de terrassement valorisés à la chaux »

Le bois

Il existe 3 catégories de bois boisbois_traites

  • Classe A: les bois non traités et non souillés (bois d’élagage, palettes, chutes de bois brut). Ils peuvent rejoindre différentes filières : réutilisation en paillage  épandage sur des massifs et espaces verts, filière bois énergie, fabrication de pâte à papier, panneaux de particules.
  • Classe B: les bois faiblement adjuvantés. Ils peuvent être recyclés pour la production  de panneaux agglomérés ou rejoindre les filières de traitement des déchets non dangereux (incinération, stockage).
  • Classe C: les bois fortement adjuvantés (traverses de chemin de fer, poteau télécom…) rejoignant les filières de traitement thermique de déchets dangereux et éventuellement les fours de cimenteries.

 

Deux voies de valorisation coexistent

La valorisation énergétique : Seuls les bois bois de classe A peuvent être combustible pour une chaufferie bois. Contrairement aux idées reçues, une valorisation des déchets bois de classe B est possible. Toutefois, celle-ci a un coût non négligeable, principalement dû à la préparation du déchet avant valorisation : tri, broyage, etc… Les produits pourront ensuite être envoyés en mélange avec du bois de classe A en chaudières bois, soit industrielles équipées de systèmes de traitement de fumées adéquats, soit collectives dans le secteur de l’habitat (avec l’accord des autorités de contrôle concernées). Les chaudières les plus consommatrices sont celles de l’industrie papetière (Chapelle Darblay à Grand Couronne et M-Real à Alizay) qui consomment plus de 400 000 tonnes par an. La seconde voie est la valorisation matière. Dans ce cas, les bois broyés sont réutilisés pour la fabrication de panneaux de particules. Enfin, les bois souillés de classe C sont considérés comme des déchets dangereux et doivent suivre les filières agréées de traitement.

Le PVC

Tous les déchets PVC du BTP sont recyclables : menuiseries, bardages, profilés, tuyaux, gouttières, lambris…

Les trois principaux gisements sont :

  • les chantiers de démolition qui produisent essentiellement des fenêtres PVC,
  • les loueurs de bennes qui effectuent un tri des déchets. On retrouve à ce niveau de grandes quantités de PVC : fenêtres, tuyaux, gouttières, canalisations…
  • l’apport direct de PVC trié des entreprises.

Le recyclage des déchets PVC est très simple. Seul un tri rigoureux est nécessaire et quelques éléments sont à prendre en considération selon le PVC.

Il est tout d’abord obligatoire de séparer le blanc et les couleurs. De plus, les tuyaux, raccords et gaines PE doivent être propres sans aucun résidu de sable, terre ou autre déchets.

Les menuiseries quant à elles, doivent être séparées du verre, du caoutchouc et des parties métalliques. Ces déchets PVC triès sont ensuite passés dans un broyeur et les broyats sont réutilisés dans les procédés de fabrication de PVC, voire de textiles.

L’utilisation de PVC recyclé dans les procédés industriels peut aller jusqu’à 30%.

 

La région Haute-Normandie dispose d’un centre de recyclage et de conditionnement du PVC à Aubevoye dans l’Eure. Le volume de PVC recyclé augmente chaque année. Ainsi, 20 000 tonnes ont été valorisées en 2008 (source : PVC recyclage).

Les points de collecte fonctionnent parallèlement aux envois en direct des gros chantiers de démolition vers les recycleurs.

Le recyclage du PVC est cependant limité par le caractère diffus du gisement et les contraintes imposées pour le stockage avant évacuation.

Le Plâtre

platre Le problème majeur de cette filière réside dans le fait que le tri du plâtre est très exigeant.

En effet, tous les types de plâtre ne peuvent être réintroduits dans les procédés de fabrication.

De plus, les coûts de dépôts en centre de tri, et dans les usines de recyclage sont élevés ce qui en fait une activité peu rentable.

Toutefois, le coût d’enfouissement combiné à la Taxe Générale sur les Activités Polluantes (TGAP) encourage le tri du plâtre.

Les terres polluées

Les terres polluées sont des déchets issus des chantiers de terrassement. La composition variable de ces matières en fait un déchet difficile à traiter.

Plusieurs techniques existent et la destination du déchet sera différente selon le niveau de pollution :

  • Traitement in-situ : plusieurs techniques existent et permettent de dépolluer les sols sur une période longue (2 ans en moyenne). Cette solution est réservée à des sols très peu pollués et présente l’avantage d’économiser les travaux d’excavation.
  • Traitement en biocentre : la technique consiste à stocker les terres dans des alvéoles spécifiques et à y appliquer un traitement biologique.
  • Traitement par incinération : les terres sont brûlées dans des incinérateurs réduisant ainsi les matières polluantes composant les terres. Cette technique est plus adaptée pour les terres très fortement polluées.
  • Enfouissement : selon les seuils de pollution, les terres polluées pourront être envoyées vers tous les types d’installations de stockage de déchets.

Les terres polluées sont considérées comme des déchets dangereux.

L'amiante

amianteamiante_cimentIl est possible de valoriser l’amiante mais une seule usine propose le recyclage de l’amiante en France. Le procédé consiste à « vitrifier » l’amiante.

C’est à dire que les déchets amiantés sont brûlés à forte température ; la température fait fondre les déchets et élimine les fibres d’amiante.

Le matériau transformé, « le vitrifiat« , non dangereux, peut être concassé et utilisé dans les travaux publics en sous couche routière. Toutefois, cette technique est très onéreuse, ce qui oriente les déchets d’amiante principalement en installation de stockage.

  • L’amiante friable ou amiante non liée (ex : calorifugeage) sera enfouie en installation de stockage des déchets dangereux.
  • L’amiante non friable ou amiante liée (ex : tôles fibro) peut être stockée au même titre que l’amiante friable.

Mais sa destination principale reste les installations de stockage des déchets non dangereux ou les installations de stockage des déchets inertes dans des casiers réservés uniquement aux déchets d’amiante.

La peinture

peintures_non_dangereusespeintures_dangereusesLes déchets de peinture sont considérés comme des déchets dangereux.

 

La collecte des déchets de peinture est assurée par deux moyens principaux :

  • la collecte en déchèteries,
  • l’opération Eco-relais peinture

 

Les différents modes d’élimination des peintures sont les suivants :

  • le traitement par voie physico-chimique qui consiste à neutraliser le produit par ajustement du pH ou par oxydo-réduction avant solidification.
  • l’incinération : les peintures sont chauffées entre 900° et 1200° dans une chaufferie avec système de traitement de fumées. Celles-ci subissent un lavage et un dépoussiérage.
  • l’évapo-incinération des eaux de cabines : mélange de traitement physico-chimique et d’incinération. Les peintures sont mélangées avec de l’eau et des hydrocarbures. Ce mélange est vaporisé, augmentant ainsi la concentration des hydrocarbures et rendant la combustion plus facile. L’eau subit un traitement d’oxydation thermique à haute température qui élimine la phase organique du produit.
  • la préparation de charges pour l’incinération en cimenteries.
  • le stockage dans une installation de stockage de déchets dangereux.
Sites d'accueil des déchets inertes en Haute-Normandie

Sites d'accueil des déchets dangereux en Haute-Normandie

Sites d'accueil des déchets non dangereux en Haute-Normandie

Déchetteries accessibles aux professionnels du BTP